Retour sur Galowe

Posted by on Déc 21, 2006 in Expéditions, Spéléo | One Comment

Siphons sous la Jungle

Après la fantastique exploration de Muruk, le premier gouffre de l’hémisphère sud à dépasser les milles mètres de profondeur, Jean Paul Sounier et son équipe sont retournés début 2007 sur les hauts plateaux de la rivière Galowé, en Papouasie Nouvelle Guinée. Cette nouvelle expédition a eu comme principaux objectifs la plongée de nombreux siphons de fond de trous avec notamment la plongée du siphons terminal d’Arcturus à 450 m de profondeur. Autre objectif majeur : tenter de trouver un accès à la terrible rivière souterraine de Mayang au débit estimé à 20 m3/sec…
Une expédition de spéléo plongée complexe par son organisation et engagée par le milieu naturel difficile.


1 comment

  1. Phil
    14/04/2007

    Les premiers résultats de cette expédition :
    Sur les 16 participants à l’expédition « Siphons sous la Jungle », 14 sont de retour dans leur pays respectif. 7 nationalités composaient l’équipe
    : Suisse (7 spéléos), UK (3), Belgique (2), Allemagne (1), Danemark (1), Canada (1), France (1).

    Durant le séjour sur le terrain du 1 février au 16 mars, 10 km de galeries ont été explorés dont 9465 m topographiés. Au total, 16 siphons ont été plongés, représentant une longueur cumulée noyée de 1217 m. Le total exploré
    post-siphon est de 2866 m.

    Dans Arcturus, le premier objectif entrepris, le S3 en aval et à 445 m de profondeur, n’a pas été sorti. Après un point bas à -30m, il remonte à -12m (et à 0 dans une cloche), puis redescend à -20 m. Arrêt après 192 m de progression. Le siphon amont, à -420m a été franchi après 370 m de progression; exploration de 312 m de galerie et arrêt sur un nouveau siphon.

    Le gouffre Sirius, situé à 460 m d’Arcturus, a livré un magnifique réseau ; un collecteur a été trouvé. En aval, un premier siphon à -371m a été franchi, puis un deuxième après 250 m de galerie, et enfin un troisième qui n’est autre que celui d’Arcturus en amont. La grotte Miria a été connectée avec Sirius. Puis le siphon terminal d’Andromède (exploré en 98 jusqu’à -169m) a été franchi et la jonction avec Arcturus réalisée au sommet de la
    grande salle. Enfin, Noria, exploré en 88 a été connecté au réseau baptisé «réseau du Wallaby » ; avec 10416 m topographié, il devient la deuxième plus longue cavité des Nakanaï ; profond de 518m, il se classe troisième cavité de Papouasie-Nouvelle-Guinée.

    Dans le gouffre Antarès, le siphon qui avait arrêté les français en 1988 a été franchi ; 1322 m de première réalisée post-siphon avec arrêt sur S 6.
    Grâce à la jonction avec la perte d’Algol, la cavité développe 2885m
    topographiés (3085 m explorés) et 262 m de profondeur.

    2 membres de l’équipe sont restés pour tenter d’atteindre la dernière mégadoline des Nakanaï traversée au fond par une rivière à gros débit. Elle est située au nord du massif et elle est souvent dissimulée sous les
    nuages, ce qui explique sa découverte tardive.

    L’expédition n’a pu réalisée tous les objectifs prévus et en particulier une
    visite du gouffre Aldébaran, l’accès probable au collecteur de la méga
    rivière de Mayang (20 m3/s). La raison est due à l’abondance de bambous qui
    ont profité de la destruction de la forêt par le cyclone de 94 pour
    proliférer sur l’ensemble du secteur ; la vitesse de progression en surface
    en taillant est réduite à 100m à l’heure.

    Un film a été réalisé par Gerald Favre.

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